La peine d’un lointain violon
Déchire le silence du soir
Dehors il y a cette pluie
Chaude comme des larmes
*
Dans mon cœur désolé
Des phrases de chaleur
Résonnent en écho
Au chant de mon amie
Penchée sur un berceau
Où gazouille un nouveau-né
La peine d’un lointain violon
Déchire le silence du soir
Dehors il y a cette pluie
Chaude comme des larmes
*
Dans mon cœur désolé
Des phrases de chaleur
Résonnent en écho
Au chant de mon amie
Penchée sur un berceau
Où gazouille un nouveau-né
Classé dans Réfléxions quotidiennes
Harnaché du devoir vivre
Du non-prévu à l’évidence
La vie lui glisse entre les doigts
Au point de perdre la trace de ses pas
*
Ennuyé de taire sa déconvenue
Il a préfiguré l’image de l’entonnoir
Et a senti l’heure où les entrailles se nouent
Douleurs et fatigues l’ont envahi
*
Où dormir et quoi manger
Il ne sait plus que sera son demain
Enveloppé de désespoir et d’ignorance
L’errance est son lot et son quotidien
*
De ses doigts gelés il tient son carton
Qui dit : Aidez-moi !
Classé dans Réfléxions quotidiennes
Depuis quelques lunes déjà
Ma maison est comme un igloo
Entourée d’une immensité de neige
*
Obsédé par le tic tac incessant
De l’horloge hivernale
J’hiberne emmitouflé d’espoir
*
Sous un ciel trop souvent gris
Seules quelques corneilles
Savent braver ce froid intense
Classé dans Réfléxions quotidiennes
Le silence des heures
S’égrène en ivresse
Qu’entonne l’été
Et stridulent les criquets
*
Dans l’attente dévorante
De ciels sans nuages
La vie s’arme d’alléluias
Et de promesses en bourgeons
*
Au matin, l’horizon s’éparpille
Sur le crête des épinettes
Et le lac exile mes nuits
Embrumé de vagues lentes
Classé dans Réfléxions quotidiennes
Pourvu de mille secrets
Armé de patience
Nourri de promesses
J’ai vu le soleil se lever
*
Un moineau
À peine posé
Est reparti
Vers le grand arbre
*
J’ai posé ma main
Sur mon coeur
Apaisé et tout chaud
Puis vint…
*
Un soupir de détente
Classé dans Réfléxions quotidiennes
Sur la nappe blanche de l’an neuf
S’éparpillent des pétales isolées
Annonçant chacune à son heure
Des jours aux couleurs grisantes
*
Autant s’évader légèrement
Dans un inconnu inoffensif
À la frontière du rêve
Poursuivi par des séraphins folâtres
*
Sur cet hiver déjà allongé
Que chantent les soleils rajeunis
Pour regaillardir la jeunesse
Qui peuple toutes nos envies
Classé dans Réfléxions quotidiennes
Souvent par vents d’hiver
J’ai l’âme plus lourde
Et le cœur comme un glaçon
Qui pend au coin du toit
*
Au temps de nourrir son écoute
Et pour bien ouir l’heure qui sonne
Du demain qui est toujours l’avenir
Je sors humer la neige du matin
Classé dans Réfléxions quotidiennes
Depuis hier je divague
De l’imprévisible au singulier
*
La vie et l’aujourd’hui
Se croisent sans cesse
Dans des portes tournantes
À la recherche de leur avenir
*
Mon cœur devient
Un témoin muet
De ces allers-retours
Qui accusent ses élans
*
Des demains encore incertains
Jouent sur des cordes sensibles
Des airs toujours inédits
Que seul le rêve sait écouter
Classé dans Réfléxions quotidiennes
Au rythme de la froidure
Le vent fouette les arbres
Au désespoir des mésanges
Que la faim tenaille
*
Quand le froid engourdit les volontés
Que de projets sont mis sur la glace
Pour n’éclore qu’au printemps
Avec le dégel des forces neuves
*
Viennent les jours plus ensoleillés
Pour nous assurer une fois encore
Que l’avenir est en marche
Classé dans Réfléxions quotidiennes
Je n’ai plus besoin
De compter les heures
Ni de brasser les cartes
Devant une boule de cristal
*
Avant de léguer une chaise
Vite devenue encombrante
Ou de devenir maigre
Comme un bâton usé
*
Je veux m’assurer
Qu’il y a toujours
Des poissons dans l’eau
Des gens qui naissent
*
Assoiffé de beaux jours
Je reste à la barre
Vers un horizon incertain
En rêveur solitaire
Classé dans Réfléxions quotidiennes