Une corneille noire
Passe tel un coup de vent
Les dernières feuilles s’agitent
L’humeur du temps est sombre
*
Coloré de jaune et de rouge
Le sol attend les pluies de saison
La météo souvent consultée
Met l’hibernation en prévoyance
*
Déjà !
Une corneille noire
Passe tel un coup de vent
Les dernières feuilles s’agitent
L’humeur du temps est sombre
*
Coloré de jaune et de rouge
Le sol attend les pluies de saison
La météo souvent consultée
Met l’hibernation en prévoyance
*
Déjà !
Classé dans Réfléxions quotidiennes
Le vent dansait sur les petites vagues
La chaleur déverrouillait les passions
De volupté matinale en rêves fragiles
Le coeur s’enchevêtrait de désirs
*
Maintenant…
*
Les arbres dénudés
Sauraient-ils mieux que nous
Que l’espoir et la parure
Résistent mal aux illusions ?
*
Cachées au fond de l’âme
Ou givrées d’esseulement
Les douceurs de la tendresse
Savent bien l’aube de la saison expirée
Classé dans Réfléxions quotidiennes
Du plus haut au plus loin
Je veux expulser la honte
D’avoir malmené l’environnement
Et de s’être cru propriétaire
Du plus haut au plus loin
Je veux expulser la faim
Qui endort l’espoir
Et condamne à jamais
Du plus haut au plus loin
Je veux expulser la peur
Celle qui nait de l’ignorance
Et parfois de l’illusion
Du plus haut au plus loin
Je veux expulser la guerre
Qui n’est que désastre
Où la mort tient lieu de justice
Du plus près au plus près
Je veux voir poindre le soleil
Celui qui fait rire les fleurs
Et nous fait chanter Alléluia
Classé dans Réfléxions quotidiennes
L’automne 2026
Dans les temples déserts
De nos rêveries enfumées
Dans le silence de l’arbre
Qui voit chuter ses feuilles
Dans le cri du hibou esseulé
Qui litanise sa mélopée
Le vent caresse la terre moite
En rappelant les amours passées
Classé dans Réfléxions quotidiennes
Deux chaises au bout du quai
Le soleil passe l’horizon
Des goélands planent haut
L’eau clapote sur les galets
*
Les arbres font la sentinelle
Et se bercent sous la brise
Pendant qu’une nerveuse canne
Suit ses petits un peu fouineurs
*
Dans cet air chaud d’été
Les heures sont suspendues
Au seul plaisir d’un bien-être
À saveur d’une naissance prolongée
*
Comme dans une sorte d’extase
Je me sens au cœur de l’existence
Mon âme frémit
La plénitude m’envahit
Classé dans Réfléxions quotidiennes
Sur des notes de volée légère
Il tend la main à la fortune
Sans approche elle s’évapore
Déçu, de nuit, il part en mer
*
Sur le sable il avait écrit un SOS
Le tocsin d’urgence a résonné
Dans la tourmente avancée
L’action collective s’affadit
*
Déjà les brumes de l’oubli
Ont égaré son regard
Éole inspiré le ramène au quai
L’espoir en oriflamme
*
Un souffle d’avenir a tout balayé
Assis sur les marches de l’entrée
Une douce brise joue dans ses cheveux
Son chat ronronne endormi
Classé dans Réfléxions quotidiennes
Comme le vent
N’a pas encore
Soufflé ma lampe
Et me sentant parfois
Un automne tardif
*
Peu m’en chaut
Des grisailles de novembre
Je vais laisser tout le jour
Ma porte grand ouverte
Aux bonheurs qui passent
*
Sur la mélancolie de la mer
Mon navire tarde
À rentrer au port
Et mon regard se pointe encore
À l’horizon des jours
Classé dans Réfléxions quotidiennes
Me lever tôt
Et nourrir mes matins
*
Ça je sais
*
Profiter du bon temps
Et admirer la nature
*
Ça je sais
*
M’enivrer de musique
Et goûter le bon vin
*
Ça je sais
*
Rencontrer de bons amis
Et échanger des souvenirs
*
Ça je sais
*
Mais aimer
*
Ça j’essaie
Classé dans Réfléxions quotidiennes
Dans l’éclosion de l’éphémère
Il y a tout ce qui fuit
Et qu’on voudrait garder
Tout contre soi encore un peu
*
Mais …
*
Déjà les arbres agitent
De vertes neuves feuilles
Et le nid de l’oiseau
Est très occupé
*
C’esr le grand retour du pissenlit
Et le vrombissement des tondeuses
Avec le zézaiement taquin des maringouins
Et autres volatiles pernicieux
*
Voilà quelques petits riens
Qui vont rompre l’ennui
Des quotidiens routiniers
Où voltigent paresse et agréments
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