L’été s’en est allé
Sur la pointe des pieds
Deux chaises au bout du quai
Le soleil passe l’horizon
Des goélands planent haut
L’eau clapote sur les galets
*
Les arbres font la sentinelle
Et se bercent sous la brise
Pendant qu’une nerveuse canne
Suit ses petits un peu fouineurs
*
Dans cet air chaud d’été
Les heures sont suspendues
Au seul plaisir d’un bien-être
À saveur d’une naissance prolongée
*
Comme dans une sorte d’extase
Je me sens au cœur de l’existence
Mon âme frémit
La plénitude m’envahit
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Sur des notes de volée légère
Il tend la main à la fortune
Sans approche elle s’évapore
Déçu, de nuit, il part en mer
*
Sur le sable il avait écrit un SOS
Le tocsin d’urgence a résonné
Dans la tourmente avancée
L’action collective s’affadit
*
Déjà les brumes de l’oubli
Ont égaré son regard
Éole inspiré le ramène au quai
L’espoir en oriflamme
*
Un souffle d’avenir a tout balayé
Assis sur les marches de l’entrée
Une douce brise joue dans ses cheveux
Son chat ronronne endormi
Classé dans Réfléxions quotidiennes
Comme le vent
N’a pas encore
Soufflé ma lampe
Et me sentant parfois
Un automne tardif
*
Peu m’en chaut
Des grisailles de novembre
Je vais laisser tout le jour
Ma porte grand ouverte
Aux bonheurs qui passent
*
Sur la mélancolie de la mer
Mon navire tarde
À rentrer au port
Et mon regard se pointe encore
À l’horizon des jours
Classé dans Réfléxions quotidiennes
Me lever tôt
Et nourrir mes matins
*
Ça je sais
*
Profiter du bon temps
Et admirer la nature
*
Ça je sais
*
M’enivrer de musique
Et goûter le bon vin
*
Ça je sais
*
Rencontrer de bons amis
Et échanger des souvenirs
*
Ça je sais
*
Mais aimer
*
Ça j’essaie
Classé dans Réfléxions quotidiennes
Dans l’éclosion de l’éphémère
Il y a tout ce qui fuit
Et qu’on voudrait garder
Tout contre soi encore un peu
*
Mais …
*
Déjà les arbres agitent
De vertes neuves feuilles
Et le nid de l’oiseau
Est très occupé
*
C’esr le grand retour du pissenlit
Et le vrombissement des tondeuses
Avec le zézaiement taquin des maringouins
Et autres volatiles pernicieux
*
Voilà quelques petits riens
Qui vont rompre l’ennui
Des quotidiens routiniers
Où voltigent paresse et agréments
Classé dans Réfléxions quotidiennes
Sur le tableau bleu du temps passé
J’arpente la mer de mes souvenirs
Souper tôt et lit simple à deux places
Combine d’hiver et vélo rouillé
*
Tuberculose d’ado qui déroute
Et enfièvre la vie longtemps
*
Le quotidien des tâches assumées
Croire en Dieu et aller à confesse
L’espoir ancré d’un avenir meilleur
Des rêves aux aguets qui patientent
*
Puis
*
Des tiges de bonheur ont parsemé la route
*
Et le vent s’est levé
La vie a pris son rythme
Celui du coeur
Classé dans Réfléxions quotidiennes
Il pleut sur la ville
Les gens marchent à pas pressés
Les terrasses sont désertes
Des amis jasent sous parapluies
*
Un écureuil joue au curieux
Sur le bout d’une branche
Pendant que passe un corbillard
Accompagné de larmes de pluie
*
Sur le mur d’en face
On a peint un geai bleu
Nourrissant ses petits
Aux becs bien ouverts
*
Le soleil veille momentanément
Caché sous un gros nuage
Qui fait son court chemin
Vers l’horizon déjà réjoui
Classé dans Réfléxions quotidiennes
Mes rêves de beaux temps
*
Comme des sentinelles de nuit
Ils naissent et me hantent
Voici que sonne l’heure du réveil
Au vrai parfum du printemps
*
Alors
Passionné comme un air de flamenco
Prisé comme une guitare bien rythmée
Je voudrais que mon amour de l’été
Prenne saveur d’éternité
*
Lui qui naît et se cramponne
Jusque dans la démesure
Comme un long arc-en-ciel
Sur la mer de nos désirs
Classé dans Réfléxions quotidiennes
Toi mon obsession
Toi qui me fait aimer la vie
*
Hier
J’ai voulu t’écrire une lettre d’amour
Pour te dire les heures, les nuits et les jours
Où de tendresse j’ai pleuré souvent
Mais, chaque fois ton feu m’a redit d’attendre
*
J’ai voulu crier ton nom, ta beauté
La gorge m’a serré et le coeur aussi
Le vent a repris et l’écho s’est tu
Étourdi, gêné j’ai repris la route
*
J’ai voulu sentir l’odeur de ta main
Humer ta chaleur et n’en enivrer
Ma main a tremblé, j’ai trop hésité
Ton geste a fui avec ton regard
*
J’ai voulu, j’ai tant voulu
Mais de courage mal appris
Je n’ai fais que peine et douleur
*
Et c’est là que plus triste encore
J’ai su qu’il est si difficile d’aimer
Et srtout
De le dire avec les gestes qu’il faut
Classé dans Réfléxions quotidiennes