Archives mensuelles : décembre 2013

Clodoviciade 2 Regardant par la fenêtre

Il a neigé et il neige encore. Le ciel est presque blanc. Les nuits sont privées des clairs de lune.

Depuis plusieurs jours, les branches des épinettes ploient sous les lourds cadeaux des nuages. C’est à croire que l’hiver tente de nous emprisonner dans sa blancheur.

Pendant que les skieurs nous narguent de leur bonheur, chaque jour, je pellette l’entrée et je désensevelis la voiture dans l’espoir que demain le soleil nous fasse oublier tout cela.

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Clodoviciade 1

 

Quand la vie permet de se lover et de s’enrouler dans le bonheur de l’être cher, il ne peut qu’y éclore mille fleurs au parfum si doux que seuls les amants savent apprécier et s’en enivrer.

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Bonne Année !

Enfin diraient certains, Noël est passé !

Pas tout à fait !

L’air est encore plein des voeux d’hier et en attente de tous ceux dont l’an nouveau va bientôt nous inonder.

La crèche d’hier était souvent pleine de nostalgie. Mais le demain de 2014, on le voudrait conjuguer sur un vent de promesses farcies de bonheur, de succès et de santé.

Pour une fois, les souhaits vont se montrer sincères et viendront recréer des liens par ailleurs moins philanthropiques.

À toi, ami et amie, Bonne Année !

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Hier, un soir de Noël

 

Je me souviens encore de ces carrioles avec des clochettes qui tintaient dans le noir et qui se regroupaient devant l’église aux vitres pleines de lumière. À chaque fois que la grande porte ouvrait, des grands airs d’harmonium nous disaient les joies de ce grand soir.

 

Dans nos habits propres, enfants de chœur, nous marchions à pas pressés pour aller revêtir nos soutanes rouges avec surplis blancs. La sacristie était bondée de paroissiens endimanchés.

 

Comme la chorale venait de terminer le « Nouvelle agréable», le curé nous faisait signe d’initier la procession d’entrée. L’harmonium reprenait un air de fête et le curé arrivait avec sa barrette bien placée sur la tête. D’un geste solennel, il se décoiffait, il faisait la génuflexion et il gravissait les marches de l’autel pour y déposer le calice et ses ornements.

« In nomine Patris… ». La messe était commencée.

 

Malgré les chants, les rituels de la messe et les oraisons en latin, les gens n’avaient d’yeux que pour l’immense crèche dans laquelle chacun des personnages gardait une pose empreinte de l’émerveillement dû à la naissance toute récente de l’Enfant Jésus. Un grand ange, posé devant la crèche, attendait avec un sourire les dons qu’il remerciait d’un léger hochement de tête.

 

Après une première messe, une seconde s’enchaînait. La chorale profitait de cette messe basse pour chanter les airs connus dans une suite qui accentuait le plaisir de cette nuit de Noël.

 

Au son d’un harmonium gonflé d’enthousiasme, les paroissiens sortaient à pas lents retrouver leur maison ou leur carriole, non sans avoir salué les uns et les autres et leur avoir souhaité les vœux de circonstances.

 

Dans chaque demeure, un réveillon attendait dans des odeurs de cipaille, de tourtière et de desserts sucrés.

 

Les anges étaient dans nos campagnes.

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