Archives mensuelles : janvier 2015

SANS TITRE

 

Comment dire un peu

Ce qu’on ne sait plus dire

Quand la vie ne manque pas

 

Comment ne pas sourire

Quand le soleil luit

Même dans un ciel nuageux

 

Comment taire son cœur

Quand il a tant à éclater

Même aux mois parfois gris

 

Comment emmurer ses joies

Quand aux lueurs du jour

Naît un bonheur à enlacer

 

Comment retenir sa larme

Quand on entend un pas pressé

Au retour d’un court départ

 

Comment cacher une gêne

Quand d’autres disent une déveine

Et trouvent notre nid douillet

 

Comment vivre cet instant

Quand une fleur étincelle la table

Et dore les longues nuits d’hiver

 

Alors

 

Comme un hymne qui sourd de l’âme

Tous les passés résonnent

Et orchestrent des avenirs émus

 

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Classé dans Réfléxions quotidiennes

ENFANTS ARMÉS DE PAR LE MONDE

 

Absence pénurie solitude

 

Ventres affamés oreilles tendues

 

Des enfants, des mères perdues

 

Cœurs ouverts et mansuétude

 

 

Gamins armés âmes désertées

 

Rires aux abois désormais tus

 

Avenirs abominés et ruinés

 

La vie emmurée tirée aux dés

 

 

 

Œillères et muselières secrètes

 

Appels sans programmes permis

 

Pitance sans jeux vite faite

 

Incompris enrôlés tels des fourmis

 

 

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Charlie

 

Vent nuage et confrontation

 

Envergure et montagne

 

Huées foulards et l’impossible

 

Violence qui rétrécit le monde

 

 

Dialogue tronqué voix muette

 

Crainte et frayeur sociale

 

Dieux et démons en lutte

 

Le temple se drape de noir

 

 

Le trottoir a largeur de rue

 

Le salut a hauteur de poing

 

Stupeur et colère au cœur

 

Recrudescence manifeste

 

 

Affirmation de l’incompris

 

Liberté outrée et proférée

 

L’honneur dans le désordre

 

Sans colombe la paix gémit

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Hugo et Antoine

 

Tenir un enfant dans ses bras

Le regarder dormir tout détendu

Le sentir respirer à coups irréguliers

Doigts pointés ou mains repliées

 

 

Bercer un enfant qui sort du sommeil

Voir ses yeux s’ouvrir et ses bras se tendre

Lui chanter des airs aux rythmes variés

Le faire boire et lui taper un rot

 

 

Sentir son abandon généreux

D’être bien au chaud et comblé d’affection

Attendre son sourire qui nous surprend

Et entendre son areu dire son bien-être

 

 

Parents et grands parents attendris

De ces deux nouvelles vies

Qui scandent les jours et les nuits

De leurs sommeils et de leurs éveils

 

 

Hugo et Antoine, dans leur candeur

Nous disent leur aujourd’hui heureux

À toute une famille éprise et engagée

Qui garde au coin une courte larme

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