Archives mensuelles : septembre 2012

Être un touriste

 

Il y a si peu de temps entre la montée dans l’avion et l’atterrissage dans un autre pays que le citoyen voyageur a bien du mal à entrer adroitement dans la peau d’un touriste. Il n’a guère le choix que de rester ce qu’il est, soit un amateur de musées, un adepte des plages, un amant des architectures et des grandes voies urbaines ou un fieffé chercheur d’aubaines dans les grands magasins. Dans une ville comme Barcelone, chacun peut y vivre son plaisir et même se surprendre à aimer ce qu’il connaissait si peu avant.

 

Quand on arrive dans une nouvelle ville, par une certaine prudence, il convient de garder sa carte de route bien en main et de dissimuler habilement son portefeuille et autres objets d’importance. Une fois acquis quelques repères, la sécurité donne un répit aux craintes de toutes sortes. Il reste à s’assurer des restaurants à prix modiques et quelques endroits pour satisfaire des envies par trop naturelles et bien souvent impérieuses.

 

Par la suite, ce sont les jambes et les pieds qui sont mis à rude épreuve. Dans nos habitudes de rentier, il y a si peu de place aux longues marches qu’une fois à la recherche d’un musée, d’une cathédrale ou d’un restaurant, les pas se multiplient et la fatigue ne manque pas d’en ralentir ou d’en décourager plus d’un. Un bon banc sur la place fait toutes les réparations nécessaires à un autre départ. Et vive la culture et toutes les sortes de curiosités que révèlent les grandes artères, les coins de rue et les grands parcs !

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Barcelone, 11 septembre 2012

Aller vivre quelques semaines dans un pays étranger n’est pas sans effet sur le regard que l’on peut porter sur notre propre pays. Je suis allé en Catalogne. Par un hasard heureux j’ai été présent lors de la fête nationale de ce coin de pays. Quelle foule ! Que de drapeaux ! Que de fierté dans le rassemblement ! Pas de débordement, pas de bruit intempestif. Il y avait du calme et de larges sourires à mesure que les gens voyaient gonfler la foule qui bientôt rassemblait plus d’un million de personnes.

J’y étais et je me sentais presque chez-moi, tant le nationalisme prenait place dans la cité. Partout des slogans parlaient d’indépendance et du prochain pays de l’Europe. D’immenses bannières aux couleurs de la Catalogne ornaient les plus hauts édifices. Tout comme une part de québecois, plusieurs catalans rêvent de liberté et d’autonomie. Plus que nous, ils ont l’audace de le dire haut et fort et à pleine rue.

Par un autre hasard, cette année le pays ami invité à la fête était le Québec. Il y avait un festival de film du Québec, des spectacles de projections sur de larges édifices étaient signés par le Québec. Même la Sagrada Familia fut illuminé de ces images grandioses. De plus, le groupe Le vent du nord prenait place sur la grande estrade de la Place de la Catalogne. Que demander de plus !

C’était fantastique !

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