A N N E U F

Sur la nappe blanche de l’an neuf

S’éparpillent des pétales isolées

Annonçant chacune à son heure

Des jours aux couleurs grisantes

*

Autant s’évader légèrement

Dans un inconnu inoffensif

À la frontière du rêve

Poursuivi par des séraphins folâtres

*

Sur cet hiver déjà allongé

Que chantent les soleils rajeunis

Pour regaillardir la jeunesse

Qui peuple toutes nos envies

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Classé dans Réfléxions quotidiennes

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