Harnaché du devoir vivre
Du non-prévu à l’évidence
La vie lui glisse entre les doigts
Au point de perdre la trace de ses pas
*
Ennuyé de taire sa déconvenue
Il a préfiguré l’image de l’entonnoir
Et a senti l’heure où les entrailles se nouent
Douleurs et fatigues l’ont envahi
*
Où dormir et quoi manger
Il ne sait plus que sera son demain
Enveloppé de désespoir et d’ignorance
L’errance est son lot et son quotidien
*
De ses doigts gelés il tient son carton
Qui dit : Aidez-moi !