H I E R


Deux chaises au bout du quai

Le soleil passe l’horizon

Des goélands planent haut

L’eau clapote sur les galets

*

Les arbres font la sentinelle

Et se bercent sous la brise

Pendant qu’une nerveuse canne

Suit ses petits un peu fouineurs

*

Dans cet air chaud d’été

Les heures sont suspendues

Au seul plaisir d’un bien-être

À saveur d’une naissance prolongée

*

Comme dans une sorte d’extase

Je me sens au cœur de l’existence

Mon âme frémit

La plénitude m’envahit

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Classé dans Réfléxions quotidiennes

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