« Fragile comme la feuille à l’arbre, la vie ! » (Félix Leclerc)

 

Bien assis sur une chaise aux couleurs méditerranéennes, je regarde les arbres qui brillent au soleil. Le temps est bon. On dirait que ça sent le cèdre. Une légère brise fait frissonner les feuilles. Si bien que l’une d’elles se détache de sa branche. Elle virevolte, fait un long détour, continue sa course, puis vient s’ajouter à toutes celles qui déjà ornent le sol de mille petites taches colorées. C’est un vrai signe du début de l’automne.

 

Chez certains philosophes, on compare la vie à ce court instant qui commence quand la feuille se détache de l’arbre et qui se termine au moment où elle tombe au sol.

 

En ce temps de l’automne où les arbres rivalisent de virtuosité pour nous offrir les plus belles compositions de couleurs, cette image de la chute de la feuille ne peut qu’enrichir le brin de nostalgie qui ne manque pas de surgir avec l’arrivée des premiers froids et les départs incessants de tous ces oiseaux qui, l’été, habitent nos alentours.

 

Dans la suite de cette comparaison, il y a tout lieu d’espérer que la mienne (ma feuille) parte au plus haut de l’arbre et qu’elle en profite pour faire mille cabrioles et plus d’un vol plané avant de terminer sa course sur un banc esseulé dans un parc où jouent des enfants.

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Classé dans Réfléxions quotidiennes

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