UN SOIR

 

Le vent du nord saccageur se lève

 

La route du rang est enneigée

 

 

Espérant la déchirure de l’hiver

 

Sous manteau de glace épaissie

 

Il souffle son humeur à pleines narines

 

Et pointe le fusil de sa peur imaginaire

 

 

Sous un ciel décoloré pour mer endormie

 

Il voudrait tant entailler le printemps

 

Et bouillir ses arômes à casseroles fumantes

 

Pour donner au temps la fièvre du soleil

Poster un commentaire

Classé dans Poésie

Laisser un commentaire