Un peu avant souper

 

 

Il était là, sur le bord du trottoir, adossé au mur d’un édifice. Un manteau trop grand, des souliers sales et déformés d’usure, une vieille tuque sur l’arrière de la tête, un air hagard et une main tendue marquée de tristesse et pleine d’envie de se faire ignorer.

 

Ici, les itinérants sont peu nombreux. Ceux qui arpentent les rues cherchent vainement à se faire oublier. Ils ne nous ennuient jamais et ils nous invitent rarement à une compassion qui ne saurait être que fugitive.

 

J’ai déposé deux dollars dans sa main. Il a grommelé quelque chose.

 

C’était peut être merci.

 

 

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Classé dans Réfléxions quotidiennes

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