Il y eut
Vie familiale. Professionnelle et sportive
Puis, d’une main quotidienne
il a écrit la dernière page
Un souffle l’a tournée
Au bas, une signature
Léonard Desjardins
Il y eut
Vie familiale. Professionnelle et sportive
Puis, d’une main quotidienne
il a écrit la dernière page
Un souffle l’a tournée
Au bas, une signature
Léonard Desjardins
Classé dans Réfléxions quotidiennes
Le printemps m’a mené
Au bord de l’ivresse
Là où miroitent les soleils couchants
La nuit m’a mené
Dans les méandres des songes
Là où seul le rêve gouverne
L’amour m’a mené
Dans un abri de grand calme
Là où la musique enchante
Les ans m’ont mené
Au cœur de la retraite
Là où les jours folâtrent
La vie m’a mené
Au bord de l’eau claire
Là où l’onde meurt à mes pieds
Classé dans Réfléxions quotidiennes
Avant d’allumer les joies de l’été
Le printemps prépare sa plus belle livrée
Comme fleur au vent du matin levant
Il offre tous les espoirs engrangés
Pendant que mon cœur s’alanguit
C’est la farandole des « plus tard »
Les érables s’offrent en sirop
Et la neige hésite son aurevoir
Corneilles mésanges et goélands
Prédisent hirondelles et parulines
Les glaces du lac imposent patience
Aux longs quais encore endormis
Bientôt !
Classé dans Réfléxions quotidiennes
Le navire chargé de valeurs a fait naufrage hier
Sur la rive, sa riche cargaison est éparse
Les marins se sont confondus dans la foule
Bien qu’au ralenti, le moteur tourne encore
Les passagers, hier si confortables et bien nourris
Sont sans ressources, sans balises, sans âme
Certains aventuriers offrent du prêt à porter cultuel
Où le gratuit est très souvent sans intérêt
Dans l’intensité de la performance proposée
Un large vide se creuse où se perd le sens de la vie
Gêné de dépasser l’horizon, le nouvel athée ne sait plus
Ignorant l’hier et le demain à la fois
La mer continue d’assiéger les flancs de l’épave
Le sable s’amoncelle tout autour
Classé dans Réfléxions quotidiennes
Par une intense et prévisible aventure
L’hiver a tôt fait de prendre toute la place
Par répétition, un tsunami de froid
A envahi mon pays, ma maison, mon corps
Balafré d’engelures de toutes sortes
Je marche contre la rigueur du temps
Avec mon paletot qui bat des ailes
Le lac, lui, s’est revêtu de poudrerie
Même s’il fallait tant geler pour gagner un printemps
Qui ne manquera pas de nous dégourdir un peu
C’est qu’une fois de plus, de mémoire
Nous marquerons par l’oubli ce récent passé
Ce premier de mars, pour contredire la marmotte
J’ai souhaité vivement un printemps hâtif
Tout habitué aux petites laines et aux bas chauds
J’ai peine à rêver aux fleurs et au soleil de 21 heures
Hélas !
Classé dans Réfléxions quotidiennes
Comment dire un peu
Ce qu’on ne sait plus dire
Quand la vie ne manque pas
Comment ne pas sourire
Quand le soleil luit
Même dans un ciel nuageux
Comment taire son cœur
Quand il a tant à éclater
Même aux mois parfois gris
Comment emmurer ses joies
Quand aux lueurs du jour
Naît un bonheur à enlacer
Comment retenir sa larme
Quand on entend un pas pressé
Au retour d’un court départ
Comment cacher une gêne
Quand d’autres disent une déveine
Et trouvent notre nid douillet
Comment vivre cet instant
Quand une fleur étincelle la table
Et dore les longues nuits d’hiver
Alors
Comme un hymne qui sourd de l’âme
Tous les passés résonnent
Et orchestrent des avenirs émus
Classé dans Réfléxions quotidiennes
Dans les murs de l’hiver
J’ai entendu la plainte
Le ciel s’est couvert
L’orignal a pointé l’oreille
Un vent d’ouest s’est levé
La rigueur est de retour
Chacun cherche son bas de laine
Les rues s’enrhument de huées
C’est une longue saison à passer
Même le vent a tourné
Une brume couvre la montagne
Des voies sont difficiles
La rumeur circule à contre-sens
Le gel dort dehors à la porte
Laissant la bise tout emporter
Au matin les loups hurlent encore
L’espoir veut garder son avancée
Son pas traîne dans la neige durcie
La boussole tourne à vide
Dans la main d’un enfant qui rit
Classé dans Réfléxions quotidiennes
Il a fait beau, il a fait froid
On dirait que l’hiver a pris toute la place
Le blanc s’est répandu partout
Les arbres nus aux bras décharnés
Semblent des soldats de plomb
Le lac a mis son manteau d’hiver
Canards et goélands sont ailleurs
Corneilles et geais bleus font silence
Le soleil dort dans un grand lit pale
Tout invite à une grasse matinée
Les sapins décorés font leur entrée
Portes, fenêtres et toits s’illuminent
Seule la forêt se couche très tôt
Les lutins ont désormais le champ libre
Au grand bonheur des petits
Bientôt, ce sera Noël !
Classé dans Réfléxions quotidiennes
Mon cœur veut te dire
Que la vie le gâte
Quand le soleil le taquine
La tête lui tourne
Quand son extase déborde
L’enivrement se pointe
Un tsunami se forme
Les écluses vont céder
D’aurore en brunante
L’ivresse au ventre
Un rythme nait
Et l’emmène au delà de lui
Des fois la brise l’enchante
Il se fait tendre sous la pluie
Au gré des euphories il palpite
Le soir, le calme l’enveloppe
Il aime…
Classé dans Réfléxions quotidiennes
Il s’en fallut de peu
Que le bateau des arts ne chavire
On le croyait à son port et bien ancré
Mais un vent soudain
A crû la marée
Et ourdi une tempête
Celui qu’on savait de beauté fragile
Voulait suffoquer
Déjà en gilet de sauvetage
Capitaine, officiers et matelots
Lançaient des appels de détresse
N’y croyant presque plus
Ils ont vu le vent tourner
Et la tempête se calmer
Finalement, calmement
Pianos, violons et bois
Se sont remis à chanter
Classé dans Réfléxions quotidiennes