Une chaise esseulée
Sur une galerie désertée
L’éternité serait-elle
Des séquences de silences
Mises en écho ?
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No 7
Hier, après le vent,
Les goélands ont glissé sur l’air
Dans un silence monastique
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Tous nous l’avons vu
Seul face à une mer immense
Seul face à la mort
Désormais
L’humain interpelle la guerre
Il ne doit plus se taire
Devant nous, il y a
Une volonté féroce de pouvoir
Contre un monde en désarroi
Agneau d’une apocalypse nouvelle
Sachant son innocence
Nous avons tous échoué
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Deux chaises au bout du quai
Le soleil passe l’horizon
Des goélands planent haut
L’eau clapote sur les galets
Les arbres font la sentinelle
Et se bercent sous la brise
Pendant qu’une nerveuse canne
Suit ses petits un peu fouineurs
Dans cet air chaud d’été
Les heures sont suspendues
Au seul plaisir d’un bien-être
À saveur d’une naissance prolongée
Comme dans une sorte d’extase
Je me sens au cœur de l’existence
Mon cœur frémit
La plénitude m’envahit
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Il y eut
Vie familiale. Professionnelle et sportive
Puis, d’une main quotidienne
il a écrit la dernière page
Un souffle l’a tournée
Au bas, une signature
Léonard Desjardins
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Le printemps m’a mené
Au bord de l’ivresse
Là où miroitent les soleils couchants
La nuit m’a mené
Dans les méandres des songes
Là où seul le rêve gouverne
L’amour m’a mené
Dans un abri de grand calme
Là où la musique enchante
Les ans m’ont mené
Au cœur de la retraite
Là où les jours folâtrent
La vie m’a mené
Au bord de l’eau claire
Là où l’onde meurt à mes pieds
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Avant d’allumer les joies de l’été
Le printemps prépare sa plus belle livrée
Comme fleur au vent du matin levant
Il offre tous les espoirs engrangés
Pendant que mon cœur s’alanguit
C’est la farandole des « plus tard »
Les érables s’offrent en sirop
Et la neige hésite son aurevoir
Corneilles mésanges et goélands
Prédisent hirondelles et parulines
Les glaces du lac imposent patience
Aux longs quais encore endormis
Bientôt !
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Le navire chargé de valeurs a fait naufrage hier
Sur la rive, sa riche cargaison est éparse
Les marins se sont confondus dans la foule
Bien qu’au ralenti, le moteur tourne encore
Les passagers, hier si confortables et bien nourris
Sont sans ressources, sans balises, sans âme
Certains aventuriers offrent du prêt à porter cultuel
Où le gratuit est très souvent sans intérêt
Dans l’intensité de la performance proposée
Un large vide se creuse où se perd le sens de la vie
Gêné de dépasser l’horizon, le nouvel athée ne sait plus
Ignorant l’hier et le demain à la fois
La mer continue d’assiéger les flancs de l’épave
Le sable s’amoncelle tout autour
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Par une intense et prévisible aventure
L’hiver a tôt fait de prendre toute la place
Par répétition, un tsunami de froid
A envahi mon pays, ma maison, mon corps
Balafré d’engelures de toutes sortes
Je marche contre la rigueur du temps
Avec mon paletot qui bat des ailes
Le lac, lui, s’est revêtu de poudrerie
Même s’il fallait tant geler pour gagner un printemps
Qui ne manquera pas de nous dégourdir un peu
C’est qu’une fois de plus, de mémoire
Nous marquerons par l’oubli ce récent passé
Ce premier de mars, pour contredire la marmotte
J’ai souhaité vivement un printemps hâtif
Tout habitué aux petites laines et aux bas chauds
J’ai peine à rêver aux fleurs et au soleil de 21 heures
Hélas !
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