Archives de Catégorie: Réfléxions quotidiennes

SANS TITRE

 

Comment dire un peu

Ce qu’on ne sait plus dire

Quand la vie ne manque pas

 

Comment ne pas sourire

Quand le soleil luit

Même dans un ciel nuageux

 

Comment taire son cœur

Quand il a tant à éclater

Même aux mois parfois gris

 

Comment emmurer ses joies

Quand aux lueurs du jour

Naît un bonheur à enlacer

 

Comment retenir sa larme

Quand on entend un pas pressé

Au retour d’un court départ

 

Comment cacher une gêne

Quand d’autres disent une déveine

Et trouvent notre nid douillet

 

Comment vivre cet instant

Quand une fleur étincelle la table

Et dore les longues nuits d’hiver

 

Alors

 

Comme un hymne qui sourd de l’âme

Tous les passés résonnent

Et orchestrent des avenirs émus

 

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VUE DE L’ESPRIT

 

Dans les murs de l’hiver

 

J’ai entendu la plainte

 

Le ciel s’est couvert

 

L’orignal a pointé l’oreille

 

Un vent d’ouest s’est levé

 

 

La rigueur est de retour

 

Chacun cherche son bas de laine

 

Les rues s’enrhument de huées

 

C’est une longue saison à passer

 

Même le vent a tourné

 

 

Une brume couvre la montagne

 

Des voies sont difficiles

 

La rumeur circule à contre-sens

 

Le gel dort dehors à la porte

 

Laissant la bise tout emporter

 

 

Au matin les loups hurlent encore

 

L’espoir veut garder son avancée

 

Son pas traîne dans la neige durcie

 

La boussole tourne à vide

 

Dans la main d’un enfant qui rit

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UNE AUTRE FOIS

 

Il a fait beau, il a fait froid

 

On dirait que l’hiver a pris toute la place

 

Le blanc s’est répandu partout

 

Les arbres nus aux bras décharnés

 

Semblent des soldats de plomb

 

 

Le lac a mis son manteau d’hiver

 

Canards et goélands sont ailleurs

 

Corneilles et geais bleus font silence

 

Le soleil dort dans un grand lit pale

 

Tout invite à une grasse matinée

 

 

Les sapins décorés font leur entrée

 

Portes, fenêtres et toits s’illuminent

 

Seule la forêt se couche très tôt

 

Les lutins ont désormais le champ libre

 

Au grand bonheur des petits

 

 

Bientôt, ce sera Noël !

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Mon coeur

 

Mon cœur veut te dire

Que la vie le gâte

Quand le soleil le taquine

La tête lui tourne

 

 

Quand son extase déborde

L’enivrement se pointe

Un tsunami se forme

Les écluses vont céder

 

 

D’aurore en brunante

L’ivresse au ventre

Un rythme nait

Et l’emmène au delà de lui

 

 

Des fois la brise l’enchante

Il se fait tendre sous la pluie

Au gré des euphories il palpite

Le soir, le calme l’enveloppe

 

 

 

Il aime…

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Conservatoire conservé

 

Il s’en fallut de peu

Que le bateau des arts ne chavire

On le croyait à son port et bien ancré

 

Mais un vent soudain

A crû la marée

Et ourdi une tempête

 

Celui qu’on savait de beauté fragile

Voulait suffoquer

 

Déjà en gilet de sauvetage

Capitaine, officiers et matelots

Lançaient des appels de détresse

 

N’y croyant presque plus

Ils ont vu le vent tourner

Et la tempête se calmer

 

Finalement, calmement

Pianos, violons et bois

Se sont remis à chanter

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Jazz

 

Lumières tamisées

 

Odeurs de bière et de café

 

En retrait presqu’improvisée

 

Une scène avec microphones

 

 

C’est soir d’improvisation

 

Pour de jeunes musiciens

 

La nervosité et le talent

 

Feront naître l’intensité

 

 

Ensemble et chacun leur tour

 

Ils donnent mille vies

 

À leurs instruments

 

Qui s’endiablent et fredonnent

 

 

Voix chaude des mers du sud

 

Piano qui décoiffe en arpèges

 

Batterie en délires rythmés

 

Et guitare aux envols débridés

 

 

Bravo !

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Septembre

 

L’été a été des plus merveilleux

 

Au bonheur de prendre son café

 

Au bout du quai, presque dans l’eau

 

 

Le temps de se taper un dernier maringouin

 

Voilà que le vent tourne

 

Le thermomètre a des baisses

 

 

Encore un peu, encore un peu

 

Il me tarde tant de revoir le soleil chaud

 

Encore, si c’est possible

 

 

Mais l’été a ses déclins annonciateurs

 

Les récoltes et le bois de chauffage

 

Les couchers de soleil hâtifs

 

 

Ainsi, on se convainc vite

 

Que la rose du matin

 

A décidément perdu toute sa « vesprée »

 

 

Hélas !

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CultureS

 

J’ai des hiers pleins de villages et de chevaux

 

De jeûne le vendredi et de vêpres le dimanche

 

De même qu’une américaine décapotable

 

Métis-sur-mer faisait rêver

 

L’orange à Noël et le vélo à une vitesse

 

Pouvaient combler bien des envies réprimées

 

 

Ces hiers sont aujourd’hui

 

Noyés d’internet, de téléphones intelligents et de Facebook

 

C’est le nouveau et la rapidité

 

 

Mais mon cœur cherche la main et l’humain

 

Alors qu’on lui twitte tout l’univers

 

 

Les feuilles de mes souvenirs jaunissent

 

On y lit moins bien leur importance

 

On dirait des films fixes dont l’image saute

 

Quand on les fait dérouler

 

 

Que raconter à un jeune rivé à ses écrans

 

Où l’image virtuelle fait époque

 

Le reste lui paraît rengaine et radotage

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Bonheur fugace

 

Les vagues, à la fois toutes semblables et toutes différentes, déroulent leur incessant va-et-vient.

 

L’air est trempé des suites d’une journée ensoleillée. Il sent l’été en juillet.

 

Nous sommes assis au bout du quai sur des adirondacks qui nous offrent tout le plaisir d’être chez soi, confortables.

 

Sous un ciel teinté du coucher de soleil, quelques goélands passent en revue le lac qui miroite.

 

Un moment, le temps s’est arrêté.

 

Le soleil a fixé l’horizon.

 

Un moment, on aurait cru voir l’éternité s’étaler devant nous.

 

Que viennent ces soirs d’été et la douceur de vivre qui sait nous envelopper !

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ITINÉRANT

 

 

Le cœur las

 

Il avance sans but

 

Dans la brume de ses envies

 

L’aurore de son plaisir à peine entrevu

 

Devient tôt

 

Une claudication de bonheurs fugaces

 

 

L’univers de sa peine à demi noyée

 

S’enroule sur sa poitrine

 

Devant un mur d’impossible

 

Le sol l’ennuie dans son pas inutile

 

Encore étourdi de vitalité

 

Sa présence fuit le vent

 

Et veut se perdre dans son absence

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