M I G R A N T

C’était un noir matin
Le réveil n’avait pas sonné
La porte s’est ouverte seule
Sur une brume épaisse
Un passé lourd d’incompris
A ouvert les silences

*
Il est sorti dos courbé
Sous un ciel à couvert fermé
Il a hurlé des incompréhensions
Sur des chemins sans balises
Il a façonné des demains stériles
Dans des absences troubles

*
Dans la poussière des heures
Les pieds lourds de honte
Il a croisé hiboux et chouettes
Qui ululaient une tristesse sans objet
Tel un bois déjà asséché
Il a croqué son malheur

*
De soupirs en somnolences
Ému, l’âme sombre d’inquiétude
La besace lourde d’insomnies
Il pointe l’horizon mirageux
Quand un voix lointaine
Se fait appel et espoir

*
Des frontières s’amenuisent
Toujours plus loin, ailleurs
La peur usée, débarbouillée
L’errance devient maison
Regards en apprivoisement
Malgré tout croire encore

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