LES ANNÉES PASSENT

 

Le cristal du grand désir

Brille de mille envies

 

Il porte son avenir

 

Et esquisse bien des vies

 

 

 

Monte, marche droit devant

 

D’autres cherchent à faire le paon

 

Redresse ton échine courbée

 

Reprends ton pas souvent vénéré

 

 

 

J’ai gravi le mont sacré

 

Fait les cent pas sur ton pavé

 

Ne voit ni le ciel ni sa promesse

 

Je hurle mon désespoir en reste

 

 

 

La foi d’hier fait tout basculer

 

L’honneur dépasse la mesure

 

Ton dos dit toutes les années

 

Du cœur qui vit sans futur

 

 

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ITINÉRANT

 

 

Le cœur las

 

Il avance sans but

 

Dans la brume de ses envies

 

L’aurore de son plaisir à peine entrevu

 

Devient tôt

 

Une claudication de bonheurs fugaces

 

 

L’univers de sa peine à demi noyée

 

S’enroule sur sa poitrine

 

Devant un mur d’impossible

 

Le sol l’ennuie dans son pas inutile

 

Encore étourdi de vitalité

 

Sa présence fuit le vent

 

Et veut se perdre dans son absence

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Débâcle

 

L’hiver retarde la belle étreinte

 

Pendant longtemps Il se fait tard

 

Les glaces craquent l’eau monte encore

 

 

 

Au gré du vent mu par l’envie

 

Le beau bateau plein de pulsions

 

Part la débâcle des vœux naïfs

 

 

 

Je meurs de toi en ce printemps

 

Des longs matins ensoleillés

 

Un bon café et un calin

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Naître d’un pays

 

J’ai cherché une route

 

J’ai cherché la maison

 

N’ai trouvé que déroute

 

Et perte de raison

 

 

 

Un grand pays de rêve

 

Serait nôtre à jamais

 

À moins qu’on fasse trêve

 

Et qu’on dise j’y vais

 

 

 

Peur du vrai lendemain

 

Mise à mort du géant

 

C’est à se croire nain

 

Ou du moins fainéant

 

 

J’ai cherché une route

 

N’ai trouvé que déroute

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Clodoviciade 5 E S P O I R

 

Vienne le printemps

 

Viennent les jeunes pousses colorées

 

Viennent les soirs aux douceurs moitées

 

Et les nuits aux couvertures allégées

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RÊVERIES

 

Dans le silence de l’amour nôtre

 

Nos cœurs se parlent à voix haute

 

 

Tout au creux de nos rêves fous

 

La feuille de l’arbre esquisse sa venue

 

 

L’oiseau bleu est passé sans voix

 

Poursuivi par un amant enfiévré

 

 

Une main levée au ciel clair

 

Tourne telle une girouette au vent chaud

 

 

C’est l’adieu d’un hiver déjà trop long

 

Face au printemps qui remaille ses atours

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Clodoviciade 4 Mercredi des cendres

S’avancer avec humilité

S’agenouiller à la Sainte-Table

Recevoir quelques brins de cendres sur la tête

S’entendre dire : Souviens-toi

O homme que tu es poussière

Et que tu retourneras en poussière

Y a pas à dire, ça faisait réfléchir !

Bon mercredi des cendres !

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Clodoviciade 3 Pêche blanche, 1er Mars

Le vent se lève au bout du lac

Des frissons courent

Sur la neige durcie par le froid

On dirait un sable blanc

Promené sur de petites dunes

Il fait un froid qui ne démord pas

Malgré tout, c’est jour de pêche blanche

Depuis tôt ce matin

Le lac est habité par des grappes de pêcheurs

Ils s’agglutinent autour d’abris de fortune

Un rang de petits trous dans la glace

Autant de lignes qui plongent dans l’eau

Ils sont une centaine à vouloir le plus gros poisson

Au soir, la fête les réunira

Bonne pêche !

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Clodoviciade 2 Regardant par la fenêtre

Il a neigé et il neige encore. Le ciel est presque blanc. Les nuits sont privées des clairs de lune.

Depuis plusieurs jours, les branches des épinettes ploient sous les lourds cadeaux des nuages. C’est à croire que l’hiver tente de nous emprisonner dans sa blancheur.

Pendant que les skieurs nous narguent de leur bonheur, chaque jour, je pellette l’entrée et je désensevelis la voiture dans l’espoir que demain le soleil nous fasse oublier tout cela.

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Clodoviciade 1

 

Quand la vie permet de se lover et de s’enrouler dans le bonheur de l’être cher, il ne peut qu’y éclore mille fleurs au parfum si doux que seuls les amants savent apprécier et s’en enivrer.

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