Conservatoire conservé

 

Il s’en fallut de peu

Que le bateau des arts ne chavire

On le croyait à son port et bien ancré

 

Mais un vent soudain

A crû la marée

Et ourdi une tempête

 

Celui qu’on savait de beauté fragile

Voulait suffoquer

 

Déjà en gilet de sauvetage

Capitaine, officiers et matelots

Lançaient des appels de détresse

 

N’y croyant presque plus

Ils ont vu le vent tourner

Et la tempête se calmer

 

Finalement, calmement

Pianos, violons et bois

Se sont remis à chanter

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Vers toi

 

De vagues inversées

 

En îles lointaines

 

Enveloppé de ses brumes

 

Le vent rendu gaillard

 

Tend son espiègle brise

 

Vers l’émoi et la tendresse

 

Et laisse l’onde l’emporter

 

 

Au loin

 

 

Comme ébloui au soleil

 

Un sourire se fait héraut

 

Et fait naviguer son bonheur

 

Dans une indolence ardente

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Jazz

 

Lumières tamisées

 

Odeurs de bière et de café

 

En retrait presqu’improvisée

 

Une scène avec microphones

 

 

C’est soir d’improvisation

 

Pour de jeunes musiciens

 

La nervosité et le talent

 

Feront naître l’intensité

 

 

Ensemble et chacun leur tour

 

Ils donnent mille vies

 

À leurs instruments

 

Qui s’endiablent et fredonnent

 

 

Voix chaude des mers du sud

 

Piano qui décoiffe en arpèges

 

Batterie en délires rythmés

 

Et guitare aux envols débridés

 

 

Bravo !

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Histoire

 

J’ai vu la lumière du jour

 

Mon cri a fendu l’air

 

J’étais pour longtemps

 

 

Je me suis levé tôt

 

Mon pas m’a porté loin

 

J’aurais voulu revenir

 

 

D’autres m’ont cru mort

 

J’avais le cœur à plat

 

Le soleil s’était couché

 

 

Les voluptés du bien fait

 

Murmurent dans mes veines

 

Les aubes se sont multipliées

 

 

Fendre l’onde de mes départs

 

Regarder toujours plus haut

 

Tendre ma main paume levée

 

 

Des demains plein la tête

 

Les souliers encore salis

 

Une autre côte est à monter

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Septembre

 

L’été a été des plus merveilleux

 

Au bonheur de prendre son café

 

Au bout du quai, presque dans l’eau

 

 

Le temps de se taper un dernier maringouin

 

Voilà que le vent tourne

 

Le thermomètre a des baisses

 

 

Encore un peu, encore un peu

 

Il me tarde tant de revoir le soleil chaud

 

Encore, si c’est possible

 

 

Mais l’été a ses déclins annonciateurs

 

Les récoltes et le bois de chauffage

 

Les couchers de soleil hâtifs

 

 

Ainsi, on se convainc vite

 

Que la rose du matin

 

A décidément perdu toute sa « vesprée »

 

 

Hélas !

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Ainsi

 

Apprendre le pas

 

Savoir sa route

 

Et marcher droit

 

 

 

Apprendre la langue

 

Savoir son discours

 

Et parler à son tour

 

 

 

Apprendre les autres

 

Savoir leurs réussites

 

Et compatir à bonne heure

 

 

 

Apprendre la vie

 

Savoir s’en habiller

 

Et y trouver son lot

 

 

Apprendre l’âge

 

Savoir regarder devant

 

Et pouvoir toujours cueillir

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CultureS

 

J’ai des hiers pleins de villages et de chevaux

 

De jeûne le vendredi et de vêpres le dimanche

 

De même qu’une américaine décapotable

 

Métis-sur-mer faisait rêver

 

L’orange à Noël et le vélo à une vitesse

 

Pouvaient combler bien des envies réprimées

 

 

Ces hiers sont aujourd’hui

 

Noyés d’internet, de téléphones intelligents et de Facebook

 

C’est le nouveau et la rapidité

 

 

Mais mon cœur cherche la main et l’humain

 

Alors qu’on lui twitte tout l’univers

 

 

Les feuilles de mes souvenirs jaunissent

 

On y lit moins bien leur importance

 

On dirait des films fixes dont l’image saute

 

Quand on les fait dérouler

 

 

Que raconter à un jeune rivé à ses écrans

 

Où l’image virtuelle fait époque

 

Le reste lui paraît rengaine et radotage

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Bonheur fugace

 

Les vagues, à la fois toutes semblables et toutes différentes, déroulent leur incessant va-et-vient.

 

L’air est trempé des suites d’une journée ensoleillée. Il sent l’été en juillet.

 

Nous sommes assis au bout du quai sur des adirondacks qui nous offrent tout le plaisir d’être chez soi, confortables.

 

Sous un ciel teinté du coucher de soleil, quelques goélands passent en revue le lac qui miroite.

 

Un moment, le temps s’est arrêté.

 

Le soleil a fixé l’horizon.

 

Un moment, on aurait cru voir l’éternité s’étaler devant nous.

 

Que viennent ces soirs d’été et la douceur de vivre qui sait nous envelopper !

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LES ANNÉES PASSENT

 

Le cristal du grand désir

Brille de mille envies

 

Il porte son avenir

 

Et esquisse bien des vies

 

 

 

Monte, marche droit devant

 

D’autres cherchent à faire le paon

 

Redresse ton échine courbée

 

Reprends ton pas souvent vénéré

 

 

 

J’ai gravi le mont sacré

 

Fait les cent pas sur ton pavé

 

Ne voit ni le ciel ni sa promesse

 

Je hurle mon désespoir en reste

 

 

 

La foi d’hier fait tout basculer

 

L’honneur dépasse la mesure

 

Ton dos dit toutes les années

 

Du cœur qui vit sans futur

 

 

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ITINÉRANT

 

 

Le cœur las

 

Il avance sans but

 

Dans la brume de ses envies

 

L’aurore de son plaisir à peine entrevu

 

Devient tôt

 

Une claudication de bonheurs fugaces

 

 

L’univers de sa peine à demi noyée

 

S’enroule sur sa poitrine

 

Devant un mur d’impossible

 

Le sol l’ennuie dans son pas inutile

 

Encore étourdi de vitalité

 

Sa présence fuit le vent

 

Et veut se perdre dans son absence

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